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Publié
18 juillet 2022
Temps de lecture
2 minutes

Être vue : de la terreur vers l’acceptation…

Être vue : de la terreur vers l’acceptation…
Texte /
18 juillet 2022 / lecture de 2 minutes

Vers l’âge de cinq ans, j’ai vécu un important rejet… un abandon. Ma mère, pour des raisons qui lui appartiennent, a choisi de me donner, pour reprendre ses termes.

Comme elle était la seule autre personne de mon monde de l’époque, j’en ai déduit que l’autre n’est pas digne de confiance. Et comme elle était aussi celle qui savait tout de moi, j’ai développé la croyance qu’il était dangereux de montrer pleinement qui j’étais, ce que je vivais, ce que je ressentais : en le faisant, je risquais de me faire rejeter.

Se faire rejeter pour ce que l’on est vraiment, c’est insoutenable. Je me suis dit qu’être rejetée par quelqu’un qui n’a pas accès à ce qu’il y a de plus vrai en moi serait moins douloureux.

Dès lors, je me suis construit une personnalité de caméléon.

J’ai développé une grande habileté à me fondre dans le décor, à m’adapter à l’autre, à ne pas faire de vagues. Je cherchais à passer inaperçue, et j’y excellais. Je me souviens qu’une fois, à l’école primaire, nous devions nous asseoir en cercle et une autre élève s’était littéralement assise sur moi… elle ne m’avait pas vue. Adolescente, dans les tests de personnalité des revues populaires, je cumulais systématiquement le même nombre de points dans chacune des catégories. Peu importe le test, les résultats étaient toujours équitablement répartis. À chaque fois, cela générait un malaise au fond de moi ; je pressentais que ce n’était pas sain, que je n’avais pas de couleur propre. On me disait alors que j’étais sûrement une personne équilibrée… Je n’en croyais rien. Et ce malaise, bien que latent, a fini par ne plus me quitter.

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